Une poussière dorée semble éternellement figée sur le visage des jeunes qui entrent et ressortent des entrailles de la terre. Avec un prix acheteur ayant quasiment doublé en dix ans, les jeunes désertent les champs pour les mines.

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Il y a quatre ans, Endeavour Mining une entreprise enregistrée aux îles caïmans est venue construire une mine industrielle à une vingtaine de kilomètres à l’est de la ville. Les archives des carottes de la prospection se situent un peu en amont de la mine. De ces résultats émergera une nouvelle dynamique économique, sociale et environnementale pour la région.

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Les agriculteurs déplacés liés au chantier de la mine se sont vu octroyer une compensation financière et en semence par l’exploitant pendant trois ans. Ils sont plus de 200 à avoir été déplacés. Mais les terrains reçus en dédommagement ne sont pas aussi fertiles que ceux possédés auparavant et alors qu’ils arrivent à leur dernière année de compensation, les agriculteurs s’inquiètent pour leur avenir.

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Parmi les promesses liées à l’installation de la mine faite par l’industriel, le goudronnage de la route d’accès à la mine desservant nombreux villages. Quatre ans après la route n’est toujours pas bitumée.

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Un des bus oranges ramenant les ouvriers de la mine vers la ville.

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« Deux-dix » du minerai tant convoité. Deux dixièmes de gramme. Sa fonction finale est à 99% ignorée par ceux qui ouvrent la terre pour le trouver. Il sera vendu à 4 000 CFA –6 €- aux revendeurs. Estimer le revenu d’un mineur est complexe mais il n’est pas difficile d’imaginer qu’une grande majorité d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté.

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Mahamadi se tient devant son puit.

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« A chacun son destin » - Adama et Suleiman, 20 ans, travaillent depuis cinq ans dans la production aurifère. Ils sont là pour faire fortune. Ils ont vu des amis mourir au fond des puits. Eux, dans cinq ans, espèrent être au volant d’« une belle voiture à 20 millions avec une jolie femme » à leurs côtés.

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Les enfants accompagnent souvent les parents sur le site hors période scolaire et pendant les weekends. On leur confie des tâches simples comme tester les échantillons de roches. L’Unicef considère que 700 000 enfants travaillent dans ces mines. Les risques sont l’exposition aux vapeurs de produits toxiques, aux poussières et la déscolarisation

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« Tu veux descendre pour voir ? » - Ici, un puit, c’est un 1,50 m2 percé sur 60 mètres de fond. C’est plus de la moitié d’un terrain de foot. Depuis le fond en levant les yeux au ciel, on ne voit rien de plus qu’un flash de téléphone. Les mineurs ne s’aident de la corde qu’au départ, après des petites encoches prévues sur les côtés facilitent la descente.

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L’orpaillage sauvage est une activité illégale au Burkina Faso mais l’emploi généré pour les habitants pousse le gouvernement à tolérer ces pratiques. Les orpailleurs doivent cependant déclarer un autre métier. Mahamadi est officiellement bijoutier.

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« Je retournerai à l’école » - Brahim est un lycéen de seize ans. La mine c’est son travail d’été. Il le garantit : même s’il trouve une pépite de la taille de son poing il retournera à l’école. Comme tous les mineurs, tant que l’or ne sort pas il n’empoche rien.

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Un ancien site d’orpaillage, entre champ de guerre et ruine écologique. Le gruyère souterrain saturé de produits toxiques ne donnera plus rien. Au-delà du cimetière de la mine et de l’arbre, s’étend la brousse intacte. De là nait une autre inquiétude : les groupes armés qui agissent au nord du Burkina Faso. « Nous n’allons pas là-bas ».

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